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Les peurs chez les enfants : comment les accompagner

Photo du rédacteur: Any Robillard
Any Robillard
3 oct.
2 min de lecture

Le noir, les monstres, les bruits forts, les inconnus, les chiens ou la séparation : les peurs peuvent prendre toutes sortes de formes pendant l’enfance. Pour l’adulte, certaines semblent minuscules ou irréalistes. Pour l’enfant qui les ressent, elles sont pourtant bien réelles. L’objectif n’est pas de faire disparaître toutes les peurs, mais d’aider l’enfant à développer peu à peu les outils nécessaires pour les traverser.



La peur est une émotion utile


La peur sert d’abord à nous protéger. Elle met le corps en alerte lorsqu’une situation semble menaçante. Chez les jeunes enfants, l’imagination grandit rapidement alors que la capacité à distinguer parfaitement le réel de l’imaginaire est encore en développement.


Certaines peurs apparaissent donc naturellement à différentes étapes et peuvent changer avec l’âge.


Accueillir avant de rassurer


Dire « il n’y a rien » ou « ce n’est pas épeurant » part souvent d’une bonne intention. Mais l’enfant peut alors avoir l’impression que ce qu’il ressent n’est pas compris. Une phrase comme « Je vois que ça te fait peur » permet d’abord de reconnaître son émotion.


On peut ensuite offrir de la sécurité : rester près de lui, regarder ensemble ce qui l’inquiète et lui rappeler qu’un adulte est disponible.


Éviter de nourrir la peur malgré nous


Rassurer ne veut pas dire confirmer que le danger imaginé existe. Si l’enfant a peur d’un monstre sous le lit, on peut vérifier brièvement avec lui tout en restant ancré dans la réalité, plutôt que de développer un long rituel de chasse aux monstres qui pourrait renforcer l’idée qu’ils sont réellement présents.


Le message peut demeurer simple : « Tu as eu peur. Tu es en sécurité ici. »


Avancer par petits pas


Forcer un enfant à affronter brutalement ce qui lui fait peur risque d’augmenter son anxiété. Il est souvent plus aidant d’avancer graduellement. Un enfant qui craint les chiens peut d’abord regarder un chien de loin, puis observer un chien calme avec un adulte, et éventuellement s’approcher lorsqu’il se sent prêt.


Chaque petite réussite renforce sa confiance.


Quand demander un peu plus d’aide?


Une peur mérite davantage d’attention lorsqu’elle devient très intense, persiste longtemps ou empêche l’enfant de participer à des activités normales pour son âge. Le parent peut alors en discuter avec l’éducatrice, un professionnel de la santé ou un intervenant psychosocial afin de mieux comprendre ce qui se passe.


Dans la majorité des situations, l’écoute, la patience et des expériences positives permettent à l’enfant d’apprivoiser progressivement ses peurs.


 
 
 

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